Le Babouin

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

jeudi 31 janvier 2008

La cavale d'un babouin nommé John Wayne

Article de The Independent du 15 janvier 2008 retraçant la fin de la cavale d'un babouin de 10 ans, John Wayne dans la ville du Cap. Poursuivi par les services vétérinaires, les caméras de télévision, il a été finalement arrêté à l'aide d'un seringue hypodermique tranquillisante.
Cet article rappelle la situation des babouins Chacma (ou cynocéphale de Chacma ou Papio ursinus) vivant en marge de la ville du Cap.
Les babouins Chacma viennent souvent visiter les appartements des habitants pour leur voler de la nourriture. Certains esprits chagrins vont même leur reprocher une tendance à l'agressivité (morsures). La réalité est toute autre. Confrontés à l'érosion de leurs espaces naturels par la croissance de la conurbation de la ville du Cap, les babouins payent un lourd tribut à leur recherche de nourriture : chaque année en moyenne 15 babouins sont tués dans cette ville.


Law catches up with John Wayne Cape Town's celebrity baboon

mercredi 30 janvier 2008

Un réveil de babouin...

En référence à l'allusion du message précédent (l'hibernation du babouin), voilà ce que l'on peut lire sous la plume de Mehdi Tafti dans un article intitulé "Bestiaire onirique" d'un numéro Hors-Série de Science et Avenir - Le Rêve :
« Le babouin se distingue des autres primates (chimpanzé, gorille, orang-outang, homme) par une fragmentation importante de son sommeil et une quantité de sommeil paradoxal assez faible (une heure par jour). Il garde toujours un relatif tonus musculaire : son sommeil ne s'accompagne pas du relâchement typique des singes supérieurs. Ces caractéristiques sont probablement liées à l'environnement précaire (falaise, arbre) dans lequel le babouin dort. » … ou dans lequel le babouin travaille…

jeudi 26 avril 2007

Pour l'autre babouin...

Baboon finds rehab females 'quite sexy', c'est le titre d'un article paru le 10 avril 2007 dans le "Cape Times" et dont on peut trouver une version ici. Il est fait mention d'un mâle ayant quitté sa tribu à la recherche de nouvelles femelles et blessé il s'est retrouvé dans le centre de convalescence pour animaux, s'occupant principalement de babouins, de Barrydale. Là, il aurait trouvé les "filles" de ce centre "assez sexy".

Venez rencontrer les babouins du centre de Barrydale sur la page du Joshua Baboon Rehabilitation Project et n'oubliez pas de les aider en leur faisant un don.

mercredi 25 avril 2007

Le comportement amoureux des babouins : quelques pistes

Pour répondre à un commentaire d'une personne qui s'intéressait au comportement amoureux des babouins, voici quelques données. L'amour chez les babouins ? Voici une question délicate. Pour sauvegarder ma vie privée, je vais répondre à l'aide d'un certain nombre de documents parus ces derniers temps.

Un ouvrage essentiel apporte un éclairage intéressant sur cette question. Il n'a cessé d'être réédité depuis la première édition en 1985. On peut regretter qu'une fois encore aucun éditeur français n'ait jugé utile de le traduire...
"Sex and Friendship in Baboons"
par Barbara Smuts (department de psychologie à l'Université de Michigan de Ann Arbor)
Aldine Transaction Nouvelle Edition (2007)
ISBN-10: 0202309738
Livre en anglais disponible sur Amazon.
Il y décrypte le comportement amoureux et jaloux du babouin mâle Sherlock avec sa belle babouine Cybelle qui n'a rien à envier en nuances avec celui des couples d'humains comme Nicolas et Ségolène (les similitudes liées aux effets de la dopamine entre les principales espèces animales et les humains sont abordées dans un autre livre : "Why We Love: The Nature and Chemistry of Romantic Love" de Helen Fisher) et aboutit à des conclusions audacieuses sur la stratégie de reproduction des babouins.
Voici succinctement sa thèse, révolutionnaire en 1985, appuyée sur des observations de terrain pendant 15 ans : les femelles babouines préfèrent accorder leurs préférences  aux mâles avec lesquels elles ont eu, elles et leurs petits, précédemment des relations de type amicales. Autrement dit, la capacité d'implication des babouins mâles dans l'épouillage de la femelle ou les soins apportés aux petits est jugée déterminante par les femelles babouines pour accorder leurs faveurs. C'est une mauvaise nouvelle pour les babouins qui préfèrent aller boire entre eux dans les bars de la Savane !

"Female Baboons Speak Out About Sex"
Dario Maestripieri de l'Université de Chicago (site de Dario Maestripieri) a fait une intervention remarquée à la conférence l'Animal Behavior Society du 20 juillet 2003. Cette intervention  a fait l'objet d'une description dans ScienceNow par Betsy Mason en 2003 (abonnement nécessaire).
Alors que la plupart des animaux font du bruit avant la rencontre pour attirer des partenaires, rares sont ceux qui en font aussi après. C'est le cas chez les babouines. Encore un point qui nous rapproche nous, les babouins, de vous les humains ! S'il avait déjà été observé que les femelles babouines étaient bruyantes après la copulation, d'après cette étude portant sur les femelles babouines originaires du Guinée du zoo Brookfield à Chicago l'explication ne serait pas celle envisagée précédemment. Elles n'encouragent pas les autres mâles, y compris dominants, à venir à leur rencontre. Bien au contraire ! C'est parce qu'elles ont été satisfaites de leur copulation avec le babouin choisi, un mâle dominant, qu'elles crient pour dissuader d'autres mâles de copuler avec elles. L'objectif est de favoriser la fécondation avec le sperme du mâle qu'elles ont choisi !
Eh oui, comme chez vous, ce sont les femelles qui décident toujours.

Comme dans le message dans ce blogue, The Bozoo of a Baboon, des études récentes réhaussent le rôle de la femelle dans les groupes de babouins.
Voici un autre ouvrage qui va dans ce sens.
"Almost Human: A Journey into the World of Baboons"
Shirley Strum, une anthropologiste, a observé durant 15 ans des olive baboons ou babouin anubis en français (Papio anubis), au Kenya.
D'après ses observations, la communauté des babouins n'est pas caractérisée par une agressivité permanente et la domination des mâles. Au contraire, la collaboration et la réciprocité seraient de mise avec une importance des femelles comme élément stabilisateur. Cette thèse reste néanmoins controversée.
"Almost Human: A Journey into the World of Baboons" de Shirley C. Strum
University Of Chicago Press; Nouvelle Edition (2001)
ISBN-10: 0226777561
Livre en anglais disponible sur Amazon.

Si les babouins, et surtout les babouines, ont développé des stratégies complexes dans le domaine du comportement amoureux, c'est parce que l'interaction avec l'environnement est développée.
Ainsi, dans un article de 2006 dans ScienceNow (abonnement nécessaire) au titre inspiré par une fameuse réplique du cinéma "You Talkin' to Me?" Katherine Unger fait part d'une étude menée par la comportementaliste Susan Alberts de l'Université Duke à Durham, North Carolina. L'étude, portant sur 70 babouins au Botswana, démontre que les individus babouins font partie des rares primates capables de déterminer s'ils sont la cible ou non de la colère de l'un des leurs.
Ainsi lorsqu'une femelle dominante émet des grognements menaçants, les femelles de rang inférieur qui se sont querellées avec elle précédemment vont se retourner puis fuir alors que d'autres femelles de même rang ne le feront pas.
Cette identification de la cible d'une menace est considérée comme une habilité de type "humaine" et ne se manifeste que dans de rares espèces animales. Nous sommes fiers d'en faire partie.

mercredi 28 février 2007

The Edge : The bozo of a baboon

Entretien en anglais (possibilité de vidéo mais extrêmement lent) tiré de l'excellent site en anglais , The Edge, par Robert Sapolski, professeur de sciences biologiques à l'Université de Stanford et de neurologie à la Faculté de Médecine de cette même ville. Spécialiste des babouins depuis 23 ans, il explique avec des mots simples comment un babouin appelé Benjamin a changé ses conceptions en matière de développement neuronal et de comportement humain.
http://www.edge.org/3rd_culture/sapolsky03/sapolsky_print.html

Certaines explications semblent convaincantes. Nous pourrions néanmoins tirer des conclusions diamétralement opposées en étudiant les bibliothécaires dominants dans certaines de nos tribus. Le vrai comportement serait plutôt celui qui est décrit dans la vidéo suivante (baboon doesn't care for flamingo's).

mercredi 10 janvier 2007

On parle de nous...

Dans le numéro 2200 du 4 au 10 janvier 2007 du NouvelObs, on trouve un dossier intéressant intitulé "Quand les animaux pensent..." dans lequel il est aussi question des babouins. Dans un texte de Michel de Pracontal qui leur est consacré, on apprend que l'amour paternel existe chez les babouins et que ceux-ci "identifient parfaitement leur progéniture" comme l'a montré le primatologue Jason Buchan dans un article un peu ancien de Nature datant du 11 septembre 2003 (texte intégral gratuit). Le texte du NouvelObs est également en libre accès ici, la conclusion est que "les observations montrent que les babouins connaissent avec certitude leur paternité" et que cela est contraire à la théorie affirmant que les femelles ne s'accoupleraient avec plusieurs partenaires que dans le but d'empêcher les mâles de connaître leurs petits en réduisant de cette façon le risque d'infanticide. L'article se termine par une interrogation quasi existentielle quant au "caractère volage des femelles babouins"...

Une deuxième lecture, il est aisé pour nous de connaître avec certitude la paternité des réalisations et des projets - on ne dira rien de plus sur la question des femelles ;-) - Et peut-être un sujet de débat "les bibliothécaires, conservateurs et documentalistes pensent-ils ?"


Pour terminer, un excellent site, mais aussi un projet sur nos amis les babouins :

The Amboseli Baboon Project

jeudi 14 décembre 2006

Liens vers des sites d'images de babouin

Recherche dans PicSearch
Recherche dans Google-Images
Rercherche dans Flickr
Recher
Intute > Zoology > Images

9 images de babouins

Dinosoria - Babouins (Nouveau)

Site de référence : Wildlife picture

Rappel, pour des références bibliographiques sur les primates (avec parfois des images incluses dans les articles), consultez la base gratuite PrimateLit database. Avec "baboon" en keyword, plus de 4700 références en décembre 2006.

Ce message sera régulièrement remis à jour avec de nouveaux sites.

Toujours penser aux questions de copyright sur les photos et autres images !

mercredi 13 décembre 2006

"Le diable, sous l'apparence du babouin" : les oeuvres complètes de Darwin sur l'évolution désormais en ligne

"Ainsi, ce sont bien nos ancêtres qui sont à l'origine de nos mauvaises passions ! Le diable, sous l'apparence du babouin, est notre grand-père." (Charles Darwin - Carnet de notes, 1838)

Désormais les oeuvres complètes sur l'évolution de Charles Darwin sont accessibles en ligne. Il s'agit d'un projet de l'université de Cambridge et de quelques autres organisations.

mardi 12 décembre 2006

Etudes sur l'hybridisation des babouins

Article intéressant sur les problématiques de l'hybridisation des hominidés où une fois encore les auteurs se sont basés sur les babouins (les hominidés sont très proches des babouins au niveau de la structure et la diversité de la population et ils commencé à diverger par rapport à leur ancêtre commun il y a 1,8 millions d'années (à peu près la même date que l'apparition de l'Homo).
Rebecca Rogers Ackermann, et al., Identifying the morphological signatures of hybridization in primate and human evolution, Journal of Human Evolution (2006), doi:10.1016/j.jhevol.2006.07.009 (Version PDF d'acces libre)

mardi 28 novembre 2006

Les Babouins ont une mémoire d'éléphant pour les images

Bonne idée d'avoir créé cette nouvelle catégorie ! Il faut dire que dans nos établissements nous côtoyons de près ces chefs qui maitrisent parfaitement les dossiers administratifs, la station debout, le powerpoint et la bipédie mais dont le comportement est celui de primates qui, pour assurer le contrôle du territoire (un gros budget) et des femelles (de nombreuses ressources humaines), sont prêts à toutes les manipulations et mensonges devant des collègues montrant leur derrière en signe de soumission pour être épouillés (obtenir une promotion). Pourtant, nous, bibliothécaires, devrions prendre souvent exemple sur certains primates comme les babouins pour leurs capacités cognitives extraordinaires!

Pour rebondir sur le message de Gilbert et les capacités d'abstraction des babouins, voici une information trouvée sur le Nouvel Obs en ligne (en français).

Les résultats sont en effet stupéfiants : Les babouins (les pigeons sont également étudiés) sont capables de mémoriser entre 3500 et 5000 images  (avec des résultats allant jusqu'à 80% de réussite, ces chiffres - tests établis sur 3 ans - ne constituent pas une limite pour les babouins). Pour les auteurs, l'évolution coginitive et l'intelligence seraient donc intrinséquement liées à l'amélioration de ces capacités de mémorisation à long terme.

"Evidence for large long-term memory capacities in baboons and pigeons and its implications for learning and the evolution of cognition". Article de Joël Fagot (CNRS de Marseille, s'est occupé des babouins, on lui doit également l'article dans le Journal of Experimental Psychology) and Robert G. Cook. PNAS 2006 103: 17564-17567; published online before print as 10.1073/pnas.0605184103 .
Article librement accessible sur le PNAS : http://www.pnas.org/cgi/content/full/103/46/17564 (en anglais, version HTML, une version PDF est disponible)

La planète des S...

Pour les quelques humains égarés sur la planète Google et qui recherchent désespérément des informations sur nos amis les B... nous avons décidé d'ouvrir une catégorie "Babouins", que nous alimenterons au fur et à mesure de nos humeurs et de l'actualité. Mais commençons par une information très sérieuse, mais un peu ancienne, extraite du bulletin CNRS INFO n° 398 de décembre 2001 : "ON NE LA FAIT PAS À UN BABOUIN ! - Les babouins seraient dotés de capacités de raisonnement abstrait" et qui fait référence à l'article suivant :

Joël Fagot, Edward Wasserman & Michael Young (2001). Discriminating the relation between relations : The role of entropy in abstract conceptualization by baboons (Papio papio) and humans (Homo sapiens). Journal of Experimental Psychology : Animal Behavior Processes, 4, pp. 316-328.

Information qui ne saurait en aucun cas nous servir d'alibi !