Information provenant de la liste de diffusion EAHIL. Annonce de la parution
du dernier numéro de la revue de l'association EAHIL (Association for Health
Information and Libaries) :
http://www.eahil.net/journal/
Et publication du numéro spécial du 25 ème anniversaire de la revue "Health
Information & Libraries Journal" en libre accès sur le site Wiley :
http://www3.interscience.wiley.com/journal/120118368/grouphome/home.html
Documentation médicale
mercredi 12 novembre 2008
Source EAHIL : les derniers numéros de deux revues du domaine de la documentation médicale
Par Gilbert le mercredi 12 novembre 2008, à 14:37
vendredi 31 octobre 2008
Actualités du RNDH
Par Gilbert le vendredi 31 octobre 2008, à 11:01
En ligne, sur le site du Réseau National des Documentalistes Hospitaliers
:
Leur dernier bulletin d'information en date, La Feuille du RNDH
Les résumés et
présentations en PDF des 21èmes journées annuelles
mardi 28 octobre 2008
Le métier vu par le Réseau National des Documentalistes Hospitaliers : Enfin des réactions...
Par Gilbert le mardi 28 octobre 2008, à 11:33
Il est vrai que le débat sur le métier comme l'avait déjà dit l'un des
lecteurs de ce blogue est un peu lassant, au moins pour ceux de nos lecteurs
qui ne recherchent pas les "impact factors", une belle suédoise ou encore des
babouins ou des schtroumpfs...
On va donc essayer de faire court. Deux articles récents dont notre tribune
ouverte dans Archimag ont fait réagir les membres ou représentants du RNDH. Le
premier article de Dominique Carnel intitulé "Cadre formateur et recherche
documentaire sur internet" du numéro d'août-sept 2008 d'Objectifs Soins omet
totalement de citer le travail et le rôle des documentalistes alors qu'ils
devraient être en principe partie prenante dans la formation et l'assistance à
la recherche documentaire sur Internet. Oubli volontaire, oubli involontaire,
signe d'une méconnaissance du métier : nombre de questions peuvent se
poser. Susciter un questionnement était aussi le but de notre tribune ouverte.
En guise de réaction à cette tribune sont simplement listées par Armelle
Martin, présidente du RNDH, les tâches classiques d'un bibliothécaire ou d'un
documentaliste médical. Cette
réponse sous forme de catalogue des actions susceptibles d'être menées par
un bibliothécaire médical ne suscite pas de questionnements, de véritable
remise en question de la réalité de ce métier, il ne faut pas alors s'étonner
d'une absence de reconnaissance en France, qu'elle soit le fait du ministère
(pour la question des statuts), des directions d'établissements hospitaliers,
ou encore des médecins.
Dire aujourd'hui, dans notre pays, que les bibliothécaires et documentalistes
médicaux sont des "médiateurs indispensables pour l'infodoc à l'hôpital" est-ce
encore suffisant ? A quand, s'il n'a pas déjà paru, le prochain article
sur la recherche documentaire, la documentation médicale, l'information au
patient qui fera l'impasse une fois de plus sur le rôle du
documentaliste ?
mercredi 22 octobre 2008
"Diseases of the Colon and Rectum" en transit...
Par Gilbert le mercredi 22 octobre 2008, à 14:19
Le titre "Diseases of the Colon & Rectum" qui était passé, il y a 4 ans de Lippincott, Williams & Wilkins à Springer Verlag est en passe de redevenir en 2009 un titre Lippincott et donc accessible en version électronique, pour les institutions, uniquement chez OVID.
mardi 7 octobre 2008
XXI èmes Journées du RNDH, "Nihil novi sub sole"
Par Gilbert le mardi 7 octobre 2008, à 15:28
Un petit mot sur les dernières (oui, peut-être les dernières pour moi)
journées du Réseau National des Documentalistes Hospitaliers qui se sont
déroulées les 18 et 19 septembre 2008 à Nantes sous un soleil magnifique. Le
programme paraissait très intéressant, hélas le contenu était loin d'être à la
hauteur malgré une bonne organisation. Je n'ai pas d'explications par rapport à
ce décalage. La première conférence sur l'enjeu de la communication pour les
services documentaires n'avait rien de transcendant, l'intervention était à mon
avis trop longue, les exemples assez mal choisis, les diapositives curieusement
étaient plutôt mal conçues, problèmes typographiques, esthétique discutable.
Bref, il y avait dans la réalisation quelque chose qui contrastait nettement
avec le propos de la conférence. La deuxième conférence sur l'e-book était bien
menée, tellement bien menée qu'on a pu se demander l'espace d'un instant si
l'on ne comptait pas sur les documentalistes pour promouvoir l'objet e-book,
alors que l'on est encore loin d'avoir des contenus e-book en médecine, en
soins infirmiers et en langue française. Si le but était que les
documentalistes se transforment en VRP des sociétés fabriquant des e-book,
alors il aurait été agréable d'un trouver un dans la mallette du congressiste.
Il y a eu ensuite 4 ateliers organisés en même temps, n'ayant pas le don
d'ubiquité il m'est difficile de dire si le terme d'atelier était véritablement
approprié pour les 4 sessions. Pour ce qui concerne celui auquel j'ai assisté,
l'atelier du Dr Philippe Eveillard, cela ne ressemblait pas vraiment à un
atelier, quelques diapositives, au demeurant très claires sur la veille en
médecine et santé publique, mais une présentation très allégée, probablement
voulue par l'auteur pour des raisons que l'on peut imaginer mais qui
m'échappent un peu. Bref, je pense que certains d'entre-nous sont restés sur
leur faim. La dernière conférence, le lendemain, était la plus intéressante par
les questions qu'elle soulevait et concernait la veille de terrain, internet et
la pratique professionnelle telle que pratiquée à la Bibliothèque Médicale A.F.
Lemanissier.
Pour ma part, je n'ai pas assisté à la dernière demi-journée consacrée plutôt à
la vie de l'association du RNDH, comptes-rendus des groupes de travail,
expériences de documentalistes hospitaliers, questions diverses. Les absents
ont toujours torts, cela m'évitera, pour une fois, d'être critique. Sur la
question sensible du statut des documentalistes hospitaliers, la présidente du
RNDH Armelle Martin a indiqué que "la reconnaissance de la catégorie A au
niveau de la fonction publique hospitalière n'avait pas progressé" et a observé
"qu'il était anormal que de nombreux documentalistes hospitaliers soient en
catégorie C" (voir aussi la dépêches de l'APM Agence Presse Médicale du
19/09/2008). On ne peut que confirmer, et pour moi c'est le signe d'une gestion
défaillante des compétences dans les hôpitaux français qui affecte
particulièrement le secteur administratif et technique (cf. la tribune ouverte
que nous avons rédigé dans le numéro de septembre 2008 d'Archimag). Toujours
sur le sujet du documentaliste hospitalier, je ne partage pas l'avis de la
vice-présidente du RNDH lorsqu'elle semble dire (dans une déclaration à
Hospimédia du 18/09/2008) que l'un des problèmes du métier de documentaliste
hospitalier pourrait venir de la confusion entre le métier de bibliothécaire et
celui de documentaliste. Pour ma part c'est une distinction assez formelle et
qui n'a plus lieu d'être à notre époque et dans le contexte de l'hôpital. Je ne
crois pas que les directions des hôpitaux font le choix de confondre les
fonctions de bibliothécaires et de documentalistes dans le but de réduire les
effectifs, je pense plutôt qu'elles n'ont pas vraiment d'idées sur ce que peut
représenter ce métier à l'hôpital en terme de gains pour l'organisation. On
peut regretter, d'après ce que j'ai pu entendre, que le groupe de travail sur
le statut de documentaliste hospitalier n'envisage comme action que le partage
de "tuyaux" concernant des recrutements en catégorie B ou A. Autrement dit,
comment avez-vous fait pour être recruté en catégorie A ? Que Fallait-il
faire pour réussir ? Etes-vous adeptes de la P... logie ? Alors que
des actions plus pertinentes auraient pu être menées cette année, année
probablement de la parution de la deuxième édition (après celle de 2004) du
Répertoire des métiers de la Fonction publique hospitalière où il y a une fiche
assez vague sur le métier de documentaliste qu'il faudrait certainement revoir.
Des actions ont-elles été menées auprès du ministère et de la DHOS pour faire
reconnaître le métier précisément cette année où il devait y avoir une grande
réflexion sur les métiers à l'hôpital ? Je n'ai pas de réponses, mais
peut-être aurais-je dû assister à la dernière demi-journée... fatale, sous le
soleil exactement.
lundi 15 septembre 2008
Mais que font les bibliothécaires médicaux, documentalistes hospitaliers, etc. en matière d'éducation thérapeutique du patient ?
Par Gilbert le lundi 15 septembre 2008, à 15:12
Un bref dossier publié aujourd'hui dans Hospimédia (accès réservé sur abonnement) fait référence à un rapport récemment rendu public et à un article de loi sur l'Education thérapeutique du patient. Force est de constater une fois de plus que les bibliothécaires, documentalistes médicaux, hospitaliers sont absents du débat et ne sont même pas cités dans le rapport (suite à une recherche rapide des termes "documentaliste", "bibliothécaire" dans le fichier PDF). Dois-je encore noter, au risque de paraître lourd et de me répéter, qu'il existe une fonction spécifique, celle de "consumer health librarian" chez beaucoup de nos collègues étrangers, fonction qui pourrait être très utile dans le cadre de ce dispositif. On se rend compte, là encore, à quelques jours de l'ouverture des 21èmes Journées du Réseau National des Documentalistes Hospitaliers (RNDH), alors que le thème cette année est "Documentaliste hospitalier demain", des "limites" (à la fois pour des raisons internes et externes qu'il faudrait analyser) de notre réseau dans la promotion et la valorisation de ce métier. Certes "demain" n'est pas aujourd'hui, mais une petite recherche sur le mot "documentaliste' dans les anciennes dépêches de l'Agence Presse Médicale (APM) pour ceux qui y ont accès permet de mesurer toute la portée du mot "demain"...
vendredi 12 septembre 2008
Chercher, soigner, former peut-être ?
Par Gilbert le vendredi 12 septembre 2008, à 14:26
Cela fait maintenant une petite quinzaine de jours que le numéro du magazine
Le Point consacré au Palmarès des hôpitaux 2008 est paru, et il est curieux de
constater que l'hôpital Necker, qui pourtant figurait à la première place (avec
d'autres établissements de Paris V) du classement du Journal Les Echos par
rapport à la recherche, se retrouve avant dernier, soit à la 49ème place du
classement du Point quant aux soins. Il y a là une certaine surprise, d'autant
que Philippe Even auteur du rapport "Faillite et carence de la recherche
médicale universitaire" (cf. mon précédent message) insistait sur le lien
"soins-recherche", je cite :
"la prise en charge des maladies graves, rares ou émergentes, et surtout les
multipathologies si fréquentes aujourd'hui à cause du vieillissement de la
population, ne sont optimales que là où la recherche est étroitement associée
aux soins."
Avec le recul cela est assez ironique, mais peut-être que l'hôpital Necker ne
traite pas les maladies auxquelles il est fait référence dans cette citation. A
vérifier...
Nous n'attendons plus qu'un prochain classement des facultés de médecine
françaises pour avoir une vision cohérente et globale ;-) de la recherche, du
soin et de l'enseignement médical dans notre pays.
mercredi 30 juillet 2008
Source HLS-List : article sur le contenu des blogues écrits par des professionels de santé
Par Gilbert le mercredi 30 juillet 2008, à 13:39
Prépublication d'un article consacré au contenu des blogues écrits par des
professionnels de santé :
"Content of
Weblogs Written by Health Professionals" de Tara Lagu, Elinore J. Kaufman,
David A. Asch and Katrina Armstrong, dans le Journal of General Internal
Medicine. (Accès réservé).
Abstract :
Background Medical weblogs (“blogs”) have emerged as a new connection between
health professionals and the public. Objective - To examine the scope and
content of medical blogs and approximate how often blog authors commented about
patients, violated patient privacy, or displayed a lack of professionalism.
(...) Conclusions - Blogs are a growing part of the public face of the health
professions. They offer physicians and nurses the opportunity to share their
narratives. They also risk revealing confidential information or, in their tone
or content, risk reflecting poorly on the blog authors and their professions.
The health professions should assume some responsibility for helping authors
and readers negotiate these challenges.
Avec l'émergence des blogues de professionnels de santé en France, les mêmes
interrogations se poseront. On pourra utilement consulter sur le sujet des
blogues médicaux les articles de Philippe Eveillard consacrés aux blogues
médicaux sur le site www.egora.fr (accès réservé), en particulier :
"Les blogs médicaux - De l'intime au professionnel" dans le Concours médical du
20 mars 2008
"Blogs médicaux : veille, vécu et contestation" dans la Revue du
praticien : médecine générale du 20 mai 2008
mardi 29 juillet 2008
Sigaps, toujours...
Par Gilbert le mardi 29 juillet 2008, à 13:29
Heureuse coïncidence (au regard de l'article du journal Les Echos qui avait
déjà fait l'objet d'un message dans ce blogue), nous
trouvons, ce mois de juillet, dans le numéro 64-65 de Technologie & santé
(T & S) consacré à la recherche et l'innovation à l'hôpital, un article de
Patrick Devos "Le logiciel Sigaps : de la bibliométrie au financement". Le
sous-titre ne laisse pas de doute, aujourd'hui, dans les hôpitaux, tout ou
presque est ramené au financement. L'article est bien documenté, même si
précisément la problématique du lien avec le financement y est peu développée.
Il est intéressant de mettre en écho cet article avec celui des Echos, et
au-delà avec le rapport de M. Even car sur la question des classements des CHU,
par exemple, même si celui de T & S est hors Paris, il y a quelques
différences et il faudrait assurément entrer davantage dans le détail.
La conclusion de l'article met l'accent sur le bilan "plus qu'honorable" que
Sigaps aura permis de faire sur la recherche hospitalo-universitaire française.
Sigaps devant être "la première étape vers la mise en place d'un véritable
système d'information recherche", en quelque sorte un SIRE, que l'on n'espère
pas triste, à côté des SIH (Systèmes d'information hospitaliers).
Pour terminer, une petite citation que l'on voudra bien me pardonner en cette
fin de mois juillet, en attendant les vacances dans une quinzaine de
jours :
Evaluation sans réforme n'est que bruine de larmes.
jeudi 17 juillet 2008
Cochrane, de retour en France ?
Par Gilbert le jeudi 17 juillet 2008, à 10:47
On apprend dans une dépêche du 15 juillet de l'APM (Agence Presse Médicale) qu'il y aura parmi les six centres interdisciplinaires de recherche et d'expertise créés au sein de l'Ecole des hautes études en santé publique (EHESP), un centre dédié à "la santé fondée sur les preuves" qui aura le soutien de de la Haute autorité de santé dont la vocation sera de devenir un centre Cochrane. "Ce type de centres n'existant pas pour le moment en France alors qu'ils sont très développés dans les pays anglo-saxons", souligne la dépêche. Le directeur de l'école, Antoine Flahault, qui a son blogue, a exprimé le souhait que notre pays adopte le "réflexe de santé fondée sur les preuves". Les choses seraient-elles en train de changer ? Attention toutefois à ne pas confondre le domaine de la santé fondée sur les preuves et celui de la médecine fondée sur les niveaux de preuves (evidence-based medicine).
mercredi 16 juillet 2008
Sigapsons gaiement !
Par Gilbert le mercredi 16 juillet 2008, à 18:31
Fallait-il donc créer le verbe "sigapser" pour évoquer le très récent
rapport dénonçant la "faillite" de la recherche dans bon nombre de CHU français
?
Un article daté du 15 juillet 2008 du journal Les Echos mentionne l'existence
d'un rapport encore inédit révélant des "inégalités criantes entre les 32
centres hospitalo-universitaires français". L'article en texte intégral est
accessible à cette adresse :
http://www.lesechos.fr/info/metiers/4751673-ces-chu-qui-ont-abandonne-la-recherche.htm
N'ayant pas encore connaissance du rapport, je ne peux me baser que sur le
contenu de l'article. L'étude porterait sur 40 000 publications des années 2000
à 2006 dans 2 000 journaux internationaux. Quels outils, quelle méthodologie
ont été utilisés pour cette étude, difficile de le savoir, et ce n'est pas
l'encart intitulé pompeusement "Méthodologie" qui nous le dit. La notion de
"groupes" (A, B, C, D) rappelle les premiers groupes SIGAPS, mais cette fois-ci
non pas appliqués aux revues, mais aux CHU. Tout ceci est bien entendu lié.
SIGAPS, pour mémoire, Système d’Interrogation, de Gestion et d’Analyse des
Publications Scientifiques, "a pour objectif d’aider au recensement et à
l’analyse des publications scientifiques référencées Medline, pour un
établissement ayant des activités de recherche médicale" donc par définition
les CHU. Je ne sais pas si SIGAPS a été utilisé dans le cadre de cette étude,
si ça n'a pas été le cas, il serait intéressant de comparer les deux modes
d'approche sur ces questions d'évaluation bibliométrique de la recherche. Mais
qui s'occupe véritablement de ces questions ; des statisticiens, des
informaticiens, des personnels des directions de la recherche clinique, des
bibliothécaires médicaux ? Penser un peu plus souvent à solliciter ces
derniers ne serait peut-être pas une mauvaise idée, surtout si l'on se reporte
à la conférence du dernier congrès EAHIL, que j'avais jugé, dans l'un de mes
précédents messages comme un brillant exercice de style, mais qui a aussi le
mérite de mettre l'accent sur la façon, parfois peu précise, dont des bases
comme PubMed/Medline gèrent les adresses des établissements, les noms des
chercheurs et, par conséquent, l'affiliation, le rattachement des auteurs d'une
publication à une institution. Toutefois, je le concède, cela ne joue qu'à la
marge, mais il y a bien d'autres sujets de réflexion que l'on pourrait avoir
sur ces questions de bibliométrie. Il est amusant de noter également que "ces
CHU qui ont abandonné la recherche" sont aussi, et je ne fais aucune
distinction dans le classement, ceux qui ont abandonné, c'est-à-dire à mon avis
tous à divers degrés, la fonction "support" à la recherche que devrait pouvoir
assurer tout bibliothécaire médical ou documentaliste hospitalier dans un CHU.
Ceci devrait avoir d'autant plus d'écho si l'on devait comparer la situation
française à celle des CHU des autres pays, il suffit pour cela de se reporter
aux conférences des dernières années de l'European Association for Health
Information and Libraries et on aura quelques éléments de réponse. Dans le même
ordre d'idées, l'encart intitulé "la constance et l'efficacité britanniques"
est éloquent, comme le passage qui suit, où, en matière de recherche, je
cite :
"la moyenne nationale est plombée par des CHU « à la dérive »
négligeant la recherche médicale plus par défaut d'ambition que par manque de
moyens. « En France, le rapport entre les meilleurs et les moins bons est
proche de un à cent. Dans aucun autre pays on rencontre de tels écarts »,
remarque Philippe Even. En Angleterre, les champions locaux sont bien
évidemment implantés dans les grandes institutions historiques proches de
Londres (...) ces institutions ne sont que deux à trois fois plus performantes
que les facultés moins huppées de Newcastle, Glasgow ou Dundee, qui sont donc
loin de démériter. La même cohérence se retrouve en Allemagne et aux
Etats-Unis, où les petites facultés de médecine ne sont pas écrasées par les
grandes."
En résumé, n'oublions pas les fonctions "support" et la documentation en fait
partie, et il n'est pas dit que cela ne joue pas un rôle au niveau des écarts
(à étudier). Terminons quand même par une note positive, il est reconnu de tous
que nous avons en France le meilleur système de santé du monde, les meilleurs
chercheurs, les meilleurs médecins, etc. ;-) mais pour combien de temps
encore ? Car, au final, l'article ne manque pas de signaler des "retards
thérapeutiques" inéluctables, l'abandon de la recherche ayant nécessairement un
impact sur les soins :
"L'impact de cette faillite collective est gigantesque. Elle se traduit par une
incontestable perte de chance pour les malades soignés par des praticiens
ignorant les dernières techniques ou les molécules de nouvelle
génération."
Avis semble-t-il partagé par le médecin Philippe Even lorsqu'il affirme que "la
prise en charge des maladies graves, rares ou émergentes, et surtout les
multipathologies si fréquentes aujourd'hui à cause du vieillissement de la
population, ne sont optimales que là où la recherche est étroitement associée
aux soins."
Pour ce qui me concerne, je partage entièrement l'avis de Philippe Even
lorsqu'il dit, par rapport à cet abandon de la recherche et au manque de
publications : "L'argent n'est pas essentiel. C'est l'état d'esprit des
médecins et des administrations hospitalières qui est en cause". Dis-moi quel
centre de documentation hospitalier tu as, je te dirai... pourrait-on ajouter,
et pourtant, si l'on regarde le classement des CHU français, ce n'est pas tout
à fait ça, y aurait-il un bug ? Bien évidemment, lorsque l'on pourra lire
le rapport, on trouvera d'autres explications à ce classement. Le rapport note
également la "façon scandaleuse" dont sont recrutés les universitaires et
évoque le "simulacre" de validation du Conseil national des universités (CNU),
déjà épinglé dans un article du journal Le Monde il y a quelques mois où l'on
apprenait, si je me souviens bien, le recrutement d'un maitre de conférences
pour une section langue dont le candidat reçu ne connaissait même pas la langue
qu'il devait enseigner, probablement ce candidat avait-il dû donner sa langue
au chat... Philippe Even souligne par ailleurs "la médiocre qualité de la
formation scientifique", on pourrait même dire "intellectuelle" des médecins.
Des sujets sur lesquels j'aurai certainement l'occasion de revenir.
mercredi 9 juillet 2008
Un outil d'aide à la décision d'un établissement hospitalier... pour le futur patient
Par Gilbert le mercredi 9 juillet 2008, à 12:22
La nouvelle n'aura échappée à personne et surtout pas aux documentalistes
hospitaliers, la société d'assurance Swiss Life propose désormais un service
sur le Web devant "aider" leur clientèle à choisir le lieux de leur future
hospitalisation en fonction d'un certain nombre de critères qualitatifs dont
"la spécialité, l'acte chirurgical ou la pathologie" aux dires de l'assureur.
"Guidhospi", tel est le nom de ce service, devrait tendre à l'exhaustivité,
mais permettra-t-il vraiment de s'orienter dans la masse des établissements
hospitaliers ? Les données proviendraient de l'Agence technique de
l'information sur l'hospitalisation et ce service devrait être accessible sur
le site internet www.carteblanchesante.com.
Les résultas de cette "consultation" virtuelle, "Miroir, mon beau miroir,
dis-moi quel est le meilleur établissement hospitalier..." se présenteront sous
la forme d'un tableau classé, et les établissement auront une note. Sur le
fond, pourquoi pas, il est indispensable qu'une culture de l'évaluation,
surtout dans le domaine de la santé existe, mais le système reste assez opaque
et les informations mériteraient d'être croisées avec un certain nombre
d'autres informations que beaucoup n'imaginent peut-être même pas ; d'où,
je vais encore me répéter, le rôle important du bibliothécaire médical dans son
action de médiation avec le patient. Même si les résultats, établis par la
société Santé Value, conduisant au classement de l'établissement sont "en
fonction d'éléments totalement objectifs" comme l'affirme l'assureur, des
éléments tout aussi importants ne sont peut-être pas pris en compte ;
quant à l'objectivité, vaste question... philosophique.
Alors que les médecins français ne sont déjà pas vraiment favorables à
l'utilisation d'outils d'aide à la décision clinique, le citoyen, le patient
"lambda" (disposant assurément de connaissances moindre en médecine et en santé
publique), lui, se verrait proposer un outil d'aide à la décision assez peu
transparent pour l'assister dans sa recherche d'un établissement médical :
paradoxe français ? La nature, comme on le sait, ayant horreur du
vide ; en l'absence en France de véritables "consumer health librarians",
de telles initiatives, mais qui ne sont pas qu'hexagonale, ne manqueront pas
d'avoir du succès. C'est pour cela aussi que de tels sites mériteraient d'être
fortement évalués par des documentalistes et bibliothécaires médicaux, mais
l'accès semble réservé aux seuls assurés de cette société, ce qui n'est pas
forcément une mauvaise chose pour les autres...
lundi 7 juillet 2008
Les textes, les diapositives des conférences et les posters de EAHIL 2008 sont en ligne
Par Gilbert le lundi 7 juillet 2008, à 15:46
Vous pouvez retrouver les textes des conférences, les présentations
powerpoint et les posters à cette adresse :
https://wiki.helsinki.fi/display/EAHILScientificProgramme/Home
Pour tous ceux qui ne sont pas abonnés à la liste de diffusion de EAHIL ou
Bibliosanté.
jeudi 3 juillet 2008
EAHIL 2008 : ce que j'ai retenu, et ce qui reste encore peu clair pour moi
Par Gilbert le jeudi 3 juillet 2008, à 00:35
Le thème cette année développé à Helsinki lors de la 11 ème conférence des
bibliothèques en santé et médecine a été : "vers un nouvel espace
informationnel - innovations et rénovations". Cela fut à la fois un moment
instructif, enrichissant, agréable, et aussi des moments d'ennuis, de solitude
et de déprime dès lors que l'on met en rapport ce qui se fait ailleurs et sa
propre situation locale dans un contexte souvent appauvri, celui des centres
hospitaliers français, y compris universitaires, de province.
Ce que j'ai retenu, en dehors des nuits claires de Helsinki, c'est la présence
souvent de conférences basées sur des expériences locales, des projets
d'envergure nationale en information en santé/médecine de pays plus ou moins
voisins, plus ou moins lointains, des recadrages souvent nécessaires sur le Web
2.0 et l'engouement pour ces outils, à relativiser. J'ai bien aimé, parmi les
premières interventions, celle d'Anne Brice "Work with uncertainity..."
"Travailler dans/avec l'incertitude..." j'ai d'ailleurs du mal à traduire, je
regrette simplement que des aspects philosophiques liés à la question de la
certitude dans le domaine médical n'aient été abordés, sans doute en raison de
ma déformation professionnelle. Les conférences de la session sur l'information
en santé publique et le fait de pouvoir mesurer l'implication des collègues
documentalistes européens dans ce domaine n'étaient pas sans intérêt tant le
secteur est négligé en France, malgré une Haute Autorité de Santé Publique
"toute puissante" et souvent bien impuissante quant à sa capacité à mobiliser
les ressources humaines et les compétences des documentalistes des
établissements de santé en France par rapport aux problématiques soulevées lors
de cette session. En dehors de cela, j'ai retenu peu de choses des deux
premières journées excepté peut-être que mes homologues ne semblent pas eux
aussi savoir comment se situer face aux chercheurs, aux médecins... un problème
récurrent, des explications qui pourraient être décapantes. La deuxième journée
s'est achevée pour moi avec la visite de la bibliothèque nationale ;
entrer aujourd'hui dans une bibliothèque me donne toujours la nausée, j'y ai
passé probablement trop de temps, beaucoup trop, durant mes études, mais je
dois dire que les trois bibliothécaires qui nous l'ont fait visiter ont été
remarquables par la clarté et la richesse de leurs explications.
Les deux dernières journées ont été pour moi plus intéressantes avec des
interventions centrées sur les espaces virtuels, la façon des les marketer
("marqueter" ?) avec, en particulier, la présentation d'Oliver Obst. Nous avons
eu également une conférence de Nicolas Fairon sur la façon dont les
utilisateurs formulent leurs questions de recherche, sujet d'autant plus
intéressant qu'en France je me demande s'il reste encore beaucoup de
documentalistes médicaux qui font des recherches dans Pubmed, surtout dans le
secteur hospitalier, où ce genre de tâche est dévolue plutôt aux secrétaires
médicales ou sont faites directement par les médecins eux-mêmes. J'ai assisté
aussi à une présentation impressionnante et quelque peu écrasante de
FeedNavigator (devrais-je plutôt dire FeedAlligator ?), mais les frenchies du
CISMeF n'ont pas à rougir, en tout cas beaucoup moins que l'équipe de France de
football lors du dernier Euro... Il y a eu d'autres interventions sur les
communautés virtuelles de travail et leur impact sur les services de
renseignements (auxquelles je n'ai cependant pas assisté) préférant l'une des
sessions liée à l'evidence-based practice avec deux interventions captivantes,
l'une sur HealthInsite et l'autre sur Embase.com en comparaison avec Medline.
Toutefois, pour cette dernière présentation qui a reçu une récompense, je n'ai
pas vraiment compris le sens de celle-ci et elle reste davantage pour moi un
brillant exercice de style, ce qui tendrait à prouver que l'on peut aussi être
documentaliste médical par le "style", l'aveu répété et tout à fait
compréhensible de l'intervenante affirmant avoir pris beaucoup de plaisir à
réaliser cette étude comparée tendrait à confirmer cette analyse.
La journée s'est terminée par un dîner de Gala dans un lieu imprononçable
(Kalastajatorppa), à la nourriture immangeable et au vacarme insupportable, une
retraite au bord de l'eau en compagnie des canards et des oies s'imposait, de
même qu'une discussion en fin de soirée sur les folksnomies, que demande le
peuple ? et surtout quel moyen habile de le mettre gratuitement à
contribution...
La dernière demie-journée était encore sur les nouvelles technologies et le Web
2.0. Health 2.0 et Library 2.0 semblent être la revanche des documentalistes
médicaux, voire des documentalistes tout court, sur les informaticiens dont ils
ont été pendant longtemps dépendants. Le manque de recul et de mise en
perspective par rapport à de tels outils pourrait avoir des conséquences
négatives et détourner un certain nombre de documentalistes de questions plus
essentielles. Je crains que le paramétrage parfois très sophistiqué et "time
consuming" de ces outils finissent par s'apparenter au fameux "ranger des
livres sur des étagères", "paramétrer du netvibes ou autres widgets et barre
d'outils"... Et pourtant beaucoup de conférences tournaient autour des usages
du Web 2.0, à Helsinki comme l'an dernier à Cracovie, et probablement l'année
prochaine à Dublin. Heureusement que l'excellente intervention de Giovanna F.
Miranda sur le Web 2.0 aura permis de remettre un peu les choses dans une
perspective critique, même si cela n'a été fait que sur le bout des lèvres,
tant le sujet de l'usage excessif dans nos métiers du Web 2.0 peut sembler
tabou. Il a manqué de mon point de vue à ces conférences une réflexion critique
sur nos pratiques, plus que sur notre rôle, sur notre véritable sens. Quel est
le sens de nos métiers, c'est cela que j'aimerais voir un jour aborder.
Je passe sur l'assemblée générale et la vie de l'association, tout le monde
connaît mon côté antidémocratique, préférant toujours Sparte à Athènes
;-)
Je reviendrai prochainement sur les posters, et aussi peut-être sur quelques
interventions à l'occasion de la mise en ligne des présentations sur le site de
EAHIL.
vendredi 25 avril 2008
Nouvelles du réseau des documentalistes hospitaliers français
Par Gilbert le vendredi 25 avril 2008, à 13:58
Après avoir longtemps été réservé, pour les rubriques principales, aux adhérents, le site du Réseau National des Documentalistes Hospitaliers (RNDH) s'ouvre quelque peu. Certaines rubriques sont désormais accessibles à tous, en particulier la Feuille du RNDH rassemblant les nouvelles du réseau.
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