Le Babouin

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jeudi 17 juillet 2008

Cochrane, de retour en France ?

On apprend dans une dépêche du 15 juillet de l'APM (Agence Presse Médicale) qu'il y aura parmi les six centres interdisciplinaires de recherche et d'expertise créés au sein de l'Ecole des hautes études en santé publique (EHESP), un centre dédié à "la santé fondée sur les preuves" qui aura le soutien de de la Haute autorité de santé dont la vocation sera de devenir un centre Cochrane. "Ce type de centres n'existant pas pour le moment en France alors qu'ils sont très développés dans les pays anglo-saxons", souligne la dépêche. Le directeur de l'école, Antoine Flahault, qui a son blogue, a exprimé le souhait que notre pays adopte le "réflexe de santé fondée sur les preuves". Les choses seraient-elles en train de changer ? Attention toutefois à ne pas confondre le domaine de la santé fondée sur les preuves et celui de la médecine fondée sur les niveaux de preuves (evidence-based medicine).

mercredi 16 juillet 2008

Sigapsons gaiement !

Fallait-il donc créer le verbe "sigapser" pour évoquer le très récent rapport dénonçant la "faillite" de la recherche dans bon nombre de CHU français ?

Un article daté du 15 juillet 2008 du journal Les Echos mentionne l'existence d'un rapport encore inédit révélant des "inégalités criantes entre les 32 centres hospitalo-universitaires français". L'article en texte intégral est accessible à cette adresse :

http://www.lesechos.fr/info/metiers/4751673-ces-chu-qui-ont-abandonne-la-recherche.htm

N'ayant pas encore connaissance du rapport, je ne peux me baser que sur le contenu de l'article. L'étude porterait sur 40 000 publications des années 2000 à 2006 dans 2 000 journaux internationaux. Quels outils, quelle méthodologie ont été utilisés pour cette étude, difficile de le savoir, et ce n'est pas l'encart intitulé pompeusement "Méthodologie" qui nous le dit. La notion de "groupes" (A, B, C, D) rappelle les premiers groupes SIGAPS, mais cette fois-ci non pas appliqués aux revues, mais aux CHU. Tout ceci est bien entendu lié. SIGAPS, pour mémoire, Système d’Interrogation, de Gestion et d’Analyse des Publications Scientifiques, "a pour objectif d’aider au recensement et à l’analyse des publications scientifiques référencées Medline, pour un établissement ayant des activités de recherche médicale" donc par définition les CHU. Je ne sais pas si SIGAPS a été utilisé dans le cadre de cette étude, si ça n'a pas été le cas, il serait intéressant de comparer les deux modes d'approche sur ces questions d'évaluation bibliométrique de la recherche. Mais qui s'occupe véritablement de ces questions ; des statisticiens, des informaticiens, des personnels des directions de la recherche clinique, des bibliothécaires médicaux ? Penser un peu plus souvent à solliciter ces derniers ne serait peut-être pas une mauvaise idée, surtout si l'on se reporte à la conférence du dernier congrès EAHIL, que j'avais jugé, dans l'un de mes précédents messages comme un brillant exercice de style, mais qui a aussi le mérite de mettre l'accent sur la façon, parfois peu précise, dont des bases comme PubMed/Medline gèrent les adresses des établissements, les noms des chercheurs et, par conséquent, l'affiliation, le rattachement des auteurs d'une publication à une institution. Toutefois, je le concède, cela ne joue qu'à la marge, mais il y a bien d'autres sujets de réflexion que l'on pourrait avoir sur ces questions de bibliométrie. Il est amusant de noter également que "ces CHU qui ont abandonné la recherche" sont aussi, et je ne fais aucune distinction dans le classement, ceux qui ont abandonné, c'est-à-dire à mon avis tous à divers degrés, la fonction "support" à la recherche que devrait pouvoir assurer tout bibliothécaire médical ou documentaliste hospitalier dans un CHU. Ceci devrait avoir d'autant plus d'écho si l'on devait comparer la situation française à celle des CHU des autres pays, il suffit pour cela de se reporter aux conférences des dernières années de l'European Association for Health Information and Libraries et on aura quelques éléments de réponse. Dans le même ordre d'idées, l'encart intitulé "la constance et l'efficacité britanniques" est éloquent, comme le passage qui suit, où, en matière de recherche, je cite :

"la moyenne nationale est plombée par des CHU « à la dérive » négligeant la recherche médicale plus par défaut d'ambition que par manque de moyens. « En France, le rapport entre les meilleurs et les moins bons est proche de un à cent. Dans aucun autre pays on rencontre de tels écarts », remarque Philippe Even. En Angleterre, les champions locaux sont bien évidemment implantés dans les grandes institutions historiques proches de Londres (...) ces institutions ne sont que deux à trois fois plus performantes que les facultés moins huppées de Newcastle, Glasgow ou Dundee, qui sont donc loin de démériter. La même cohérence se retrouve en Allemagne et aux Etats-Unis, où les petites facultés de médecine ne sont pas écrasées par les grandes."

En résumé, n'oublions pas les fonctions "support" et la documentation en fait partie, et il n'est pas dit que cela ne joue pas un rôle au niveau des écarts (à étudier). Terminons quand même par une note positive, il est reconnu de tous que nous avons en France le meilleur système de santé du monde, les meilleurs chercheurs, les meilleurs médecins, etc. ;-) mais pour combien de temps encore ? Car, au final, l'article ne manque pas de signaler des "retards thérapeutiques" inéluctables, l'abandon de la recherche ayant nécessairement un impact sur les soins :

"L'impact de cette faillite collective est gigantesque. Elle se traduit par une incontestable perte de chance pour les malades soignés par des praticiens ignorant les dernières techniques ou les molécules de nouvelle génération."

Avis semble-t-il partagé par le médecin Philippe Even lorsqu'il affirme que "la prise en charge des maladies graves, rares ou émergentes, et surtout les multipathologies si fréquentes aujourd'hui à cause du vieillissement de la population, ne sont optimales que là où la recherche est étroitement associée aux soins."

Pour ce qui me concerne, je partage entièrement l'avis de Philippe Even lorsqu'il dit, par rapport à cet abandon de la recherche et au manque de publications : "L'argent n'est pas essentiel. C'est l'état d'esprit des médecins et des administrations hospitalières qui est en cause". Dis-moi quel centre de documentation hospitalier tu as, je te dirai... pourrait-on ajouter, et pourtant, si l'on regarde le classement des CHU français, ce n'est pas tout à fait ça, y aurait-il un bug ? Bien évidemment, lorsque l'on pourra lire le rapport, on trouvera d'autres explications à ce classement. Le rapport note également la "façon scandaleuse" dont sont recrutés les universitaires et évoque le "simulacre" de validation du Conseil national des universités (CNU), déjà épinglé dans un article du journal Le Monde il y a quelques mois où l'on apprenait, si je me souviens bien, le recrutement d'un maitre de conférences pour une section langue dont le candidat reçu ne connaissait même pas la langue qu'il devait enseigner, probablement ce candidat avait-il dû donner sa langue au chat... Philippe Even souligne par ailleurs "la médiocre qualité de la formation scientifique", on pourrait même dire "intellectuelle" des médecins. Des sujets sur lesquels j'aurai certainement l'occasion de revenir.

mercredi 9 juillet 2008

Un outil d'aide à la décision d'un établissement hospitalier... pour le futur patient

La nouvelle n'aura échappée à personne et surtout pas aux documentalistes hospitaliers, la société d'assurance Swiss Life propose désormais un service sur le Web devant "aider" leur clientèle à choisir le lieux de leur future hospitalisation en fonction d'un certain nombre de critères qualitatifs dont "la spécialité, l'acte chirurgical ou la pathologie" aux dires de l'assureur. "Guidhospi", tel est le nom de ce service, devrait tendre à l'exhaustivité, mais permettra-t-il vraiment de s'orienter dans la masse des établissements hospitaliers ? Les données proviendraient de l'Agence technique de l'information sur l'hospitalisation et ce service devrait être accessible sur le site internet www.carteblanchesante.com.

Les résultas de cette "consultation" virtuelle, "Miroir, mon beau miroir, dis-moi quel est le meilleur établissement hospitalier..." se présenteront sous la forme d'un tableau classé, et les établissement auront une note. Sur le fond, pourquoi pas, il est indispensable qu'une culture de l'évaluation, surtout dans le domaine de la santé existe, mais le système reste assez opaque et les informations mériteraient d'être croisées avec un certain nombre d'autres informations que beaucoup n'imaginent peut-être même pas ; d'où, je vais encore me répéter, le rôle important du bibliothécaire médical dans son action de médiation avec le patient. Même si les résultats, établis par la société Santé Value, conduisant au classement de l'établissement sont "en fonction d'éléments totalement objectifs" comme l'affirme l'assureur, des éléments tout aussi importants ne sont peut-être pas pris en compte ; quant à l'objectivité, vaste question... philosophique.

Alors que les médecins français ne sont déjà pas vraiment favorables à l'utilisation d'outils d'aide à la décision clinique, le citoyen, le patient "lambda" (disposant assurément de connaissances moindre en médecine et en santé publique), lui, se verrait proposer un outil d'aide à la décision assez peu transparent pour l'assister dans sa recherche d'un établissement médical : paradoxe français ? La nature, comme on le sait, ayant horreur du vide ; en l'absence en France de véritables "consumer health librarians", de telles initiatives, mais qui ne sont pas qu'hexagonale, ne manqueront pas d'avoir du succès. C'est pour cela aussi que de tels sites mériteraient d'être fortement évalués par des documentalistes et bibliothécaires médicaux, mais l'accès semble réservé aux seuls assurés de cette société, ce qui n'est pas forcément une mauvaise chose pour les autres...

lundi 7 juillet 2008

Les textes, les diapositives des conférences et les posters de EAHIL 2008 sont en ligne

Vous pouvez retrouver les textes des conférences, les présentations powerpoint et les posters à cette adresse :

https://wiki.helsinki.fi/display/EAHILScientificProgramme/Home

Pour tous ceux qui ne sont pas abonnés à la liste de diffusion de EAHIL ou Bibliosanté.

jeudi 3 juillet 2008

Source Medinfo : intéressantes contributions sur les statistiques dans la revue en accès libre GMS Medizin - Bibliothek - Information 2008 (1)

Le premier numéro de l'année 2008 de la revue électronique en libre accès GMS Medizin - Bibliothek - Information de l'AGMB (Arbeitsgemeinschaft für Medizinisches Bibliothekswesen) contient deux articles qui me semblent intéressants et d'actualité.

Le premier concerne les modèles économiques pour les revues scientifiques : "Geschäftsmodelle für wissenschaftliche Zeitschriften" de Adalbert Kirchgäßner.

Résumé en anglais, mais article en langue allemande : "The paper discusses progression of business models for the acquisition of scholarly journals. It starts with the subscription model which established oneself over the last decades. Based on this, package models and consortia models were developed. At the same time a business model was developed for databases calculating prices on size and access possibilities of whole institutes. Licences for e-journals took over this type of business model in order to compensate for cancelled print doublets. However, all these models do not account for the unequal usage of journals. In the future new business models have to be developed or libraries will only subscribe to cost-efficient journals in order to avoid high costs per article download."

Un article qui devrait intéresser quelques autres personnes en France en ce moment...

Le deuxième est un bref article sur ScholarlyStats @ avec de bonnes questions à se poser quant à cet outil avant de l'acquérir. Mais de mon point de vue, et je pense aussi du point de vue de l'autre babouin, ces questions sont loin de faire le tour des problématiques liées à la gestion des statistiques des revues électroniques dans le cadre d'un outil dédié à cela :

Article de Helmut Dollfuss, ScholarlyStats@MedUniVienna: Are usage statistics now a piece of cake?

Dans ce numéro, il y a aussi un article de Arthur Eger "Database statistics applied to investigate the effects of electronic information services on publication of academic research – a comparative study covering Austria, Germany and Switzerland", bon pour une analyse critique.

EAHIL 2008 : ce que j'ai retenu, et ce qui reste encore peu clair pour moi

Le thème cette année développé à Helsinki lors de la 11 ème conférence des bibliothèques en santé et médecine a été : "vers un nouvel espace informationnel - innovations et rénovations". Cela fut à la fois un moment instructif, enrichissant, agréable, et aussi des moments d'ennuis, de solitude et de déprime dès lors que l'on met en rapport ce qui se fait ailleurs et sa propre situation locale dans un contexte souvent appauvri, celui des centres hospitaliers français, y compris universitaires, de province.

Ce que j'ai retenu, en dehors des nuits claires de Helsinki, c'est la présence souvent de conférences basées sur des expériences locales, des projets d'envergure nationale en information en santé/médecine de pays plus ou moins voisins, plus ou moins lointains, des recadrages souvent nécessaires sur le Web 2.0 et l'engouement pour ces outils, à relativiser. J'ai bien aimé, parmi les premières interventions, celle d'Anne Brice "Work with uncertainity..." "Travailler dans/avec l'incertitude..." j'ai d'ailleurs du mal à traduire, je regrette simplement que des aspects philosophiques liés à la question de la certitude dans le domaine médical n'aient été abordés, sans doute en raison de ma déformation professionnelle. Les conférences de la session sur l'information en santé publique et le fait de pouvoir mesurer l'implication des collègues documentalistes européens dans ce domaine n'étaient pas sans intérêt tant le secteur est négligé en France, malgré une Haute Autorité de Santé Publique "toute puissante" et souvent bien impuissante quant à sa capacité à mobiliser les ressources humaines et les compétences des documentalistes des établissements de santé en France par rapport aux problématiques soulevées lors de cette session. En dehors de cela, j'ai retenu peu de choses des deux premières journées excepté peut-être que mes homologues ne semblent pas eux aussi savoir comment se situer face aux chercheurs, aux médecins... un problème récurrent, des explications qui pourraient être décapantes. La deuxième journée s'est achevée pour moi avec la visite de la bibliothèque nationale ; entrer aujourd'hui dans une bibliothèque me donne toujours la nausée, j'y ai passé probablement trop de temps, beaucoup trop, durant mes études, mais je dois dire que les trois bibliothécaires qui nous l'ont fait visiter ont été remarquables par la clarté et la richesse de leurs explications.

Les deux dernières journées ont été pour moi plus intéressantes avec des interventions centrées sur les espaces virtuels, la façon des les marketer ("marqueter" ?) avec, en particulier, la présentation d'Oliver Obst. Nous avons eu également une conférence de Nicolas Fairon sur la façon dont les utilisateurs formulent leurs questions de recherche, sujet d'autant plus intéressant qu'en France je me demande s'il reste encore beaucoup de documentalistes médicaux qui font des recherches dans Pubmed, surtout dans le secteur hospitalier, où ce genre de tâche est dévolue plutôt aux secrétaires médicales ou sont faites directement par les médecins eux-mêmes. J'ai assisté aussi à une présentation impressionnante et quelque peu écrasante de FeedNavigator (devrais-je plutôt dire FeedAlligator ?), mais les frenchies du CISMeF n'ont pas à rougir, en tout cas beaucoup moins que l'équipe de France de football lors du dernier Euro... Il y a eu d'autres interventions sur les communautés virtuelles de travail et leur impact sur les services de renseignements (auxquelles je n'ai cependant pas assisté) préférant l'une des sessions liée à l'evidence-based practice avec deux interventions captivantes, l'une sur HealthInsite et l'autre sur Embase.com en comparaison avec Medline. Toutefois, pour cette dernière présentation qui a reçu une récompense, je n'ai pas vraiment compris le sens de celle-ci et elle reste davantage pour moi un brillant exercice de style, ce qui tendrait à prouver que l'on peut aussi être documentaliste médical par le "style", l'aveu répété et tout à fait compréhensible de l'intervenante affirmant avoir pris beaucoup de plaisir à réaliser cette étude comparée tendrait à confirmer cette analyse.

La journée s'est terminée par un dîner de Gala dans un lieu imprononçable (Kalastajatorppa), à la nourriture immangeable et au vacarme insupportable, une retraite au bord de l'eau en compagnie des canards et des oies s'imposait, de même qu'une discussion en fin de soirée sur les folksnomies, que demande le peuple ? et surtout quel moyen habile de le mettre gratuitement à contribution...

La dernière demie-journée était encore sur les nouvelles technologies et le Web 2.0. Health 2.0 et Library 2.0 semblent être la revanche des documentalistes médicaux, voire des documentalistes tout court, sur les informaticiens dont ils ont été pendant longtemps dépendants. Le manque de recul et de mise en perspective par rapport à de tels outils pourrait avoir des conséquences négatives et détourner un certain nombre de documentalistes de questions plus essentielles. Je crains que le paramétrage parfois très sophistiqué et "time consuming" de ces outils finissent par s'apparenter au fameux "ranger des livres sur des étagères", "paramétrer du netvibes ou autres widgets et barre d'outils"... Et pourtant beaucoup de conférences tournaient autour des usages du Web 2.0, à Helsinki comme l'an dernier à Cracovie, et probablement l'année prochaine à Dublin. Heureusement que l'excellente intervention de Giovanna F. Miranda sur le Web 2.0 aura permis de remettre un peu les choses dans une perspective critique, même si cela n'a été fait que sur le bout des lèvres, tant le sujet de l'usage excessif dans nos métiers du Web 2.0 peut sembler tabou. Il a manqué de mon point de vue à ces conférences une réflexion critique sur nos pratiques, plus que sur notre rôle, sur notre véritable sens. Quel est le sens de nos métiers, c'est cela que j'aimerais voir un jour aborder.

Je passe sur l'assemblée générale et la vie de l'association, tout le monde connaît mon côté antidémocratique, préférant toujours Sparte à Athènes ;-)

Je reviendrai prochainement sur les posters, et aussi peut-être sur quelques interventions à l'occasion de la mise en ligne des présentations sur le site de EAHIL.

mardi 17 juin 2008

Impact factor 2007 disponibles

Prêt pour le Hold-Up (on retente le coup Michaël ? ;-) ), les facteurs d'impact 2007 sont désormais disponibles dans la base d'ISI, Journal of Citation Reports (accès limité sur abonnement).

vendredi 25 avril 2008

Nouvelles du réseau des documentalistes hospitaliers français

Après avoir longtemps été réservé, pour les rubriques principales, aux adhérents, le site du Réseau National des Documentalistes Hospitaliers (RNDH) s'ouvre quelque peu. Certaines rubriques sont désormais accessibles à tous, en particulier la Feuille du RNDH rassemblant les nouvelles du réseau.

jeudi 21 février 2008

Les 100 meilleures antisèches du développement Web

Excellente initiative du site Virtual Hosting consistant à regrouper en une page une sélection d'antisèches dans les catégories suivantes : langages côté client (HTML, CSS, AJAX, ...), côté serveur (PHP, Ruby, Python, .Net), Blogs et autres.

La liste, The Cheat Sheet Cheat Sheet: Top 100 Lists of Web Development Cheat Sheets, de Jessica Hupp pour faire celui qui connait toutes les commandes. De vieux souvenirs de collège affleurent...

mercredi 20 février 2008

Fils RSS de la Law Library of Congress

En plus des mises à jour par courriel, il est désormais possible de tirer les fils dans les 4 rubriques suivantes concernant la Law Library of Congress:

News & Events: http://www.loc.gov/rss/law/news.xml
Research Reports: http://www.loc.gov/rss/law/reports.xml
Webcasts: http://www.loc.gov/rss/law/webcasts.xml
Global Legal Monitor: http://www.loc.gov/rss/law/globalmonitor.xml

La page des fils RSS de la Library of Congress devient impresionnante.

Tutoriels sur OvidSP

Signalé par l'inusable David Rothman , voici une série de tutoriels réalisés par la Bibliothèque Harvey Cushing/John Hay Whitney Medical Library sur OvidSP, la nouvelle interface d'Ovid.

Ces tutoriels, réalisés avec Camtasia, sont disponibles dans un des blogs de la bibliothèque médicale, Video Tutorials.

Voici les tutoriels déjà réalisés sur OvidSP :

- Débuter avec OvidSP
- Formuler votre question avec PICO
- Utiliser le MeSH
- Croisement et limites dans les recherches
- Affichage des résultats
- Export des références dans EndNote
- Export des références dans RefWorks
- Sauvegarde des résultats de la recherche
- création d'alertes et des fils RSS

mardi 19 février 2008

vi.sualize.us

Pour partager ses signets d'images, dans une interface proche de Delicious, voici :
http://vi.sualize.us/

Accords et autres rachats

Accord entre Talis et LibraryThing

Accord entre Talis et LibraryThing permettant l'ajout de près de 16 millions de notices bibliographiques disponibles pour les utilisateurs de LibraryThing. Il s'agit du catalogue de la British Library et près de 6 millions de notices cataloguées par des bibliothèques britanniques universitaires et de lecture publique. Les 330 000 utilisateurs de LibraryThing (outil bibliographique social) disposeront ainsi d'une base supplémentaire importante (en quantité et en qualité avec de nombreux ouvrages rares ou qui ne sont plus publiés).

Source : Library technology Guides

Proquest rachète Webfeat

ProQuest a racheté le moteur de recherche fédérée WebFeat (utilisé par plus de 16500 bibliothèques dans le monde) A terme, il est prévu que WebFeat ne fasse plus qu'un avec leur outil d'accès et de gestion des ressources électroniques Serials Solutions (2000 clients dans le monde). Tant qu'ils ne changent pas la jolie développeuse de WebFeat ...

Sources : Library technology Guides, Proquest et WebFeat

mardi 12 février 2008

La profession de documentaliste en danger ?

La question ressurgit périodiquement, un entretien récent avec le consultant en management de l'information Jean Michel figure dans le numéro 211 du mois de février 2008 d'Archimag. Celui-ci a lancé un appel sur l'avenir des documentalistes. En préambule et par rapport au début de l'entretien, je ne suis pas certain que le centre de documentation, même s'il n'est pas entièrement pensé comme une bibliothèque soit menacé. En effet, on apprend dans le même numéro que "plus de la moitié des américains qui se rendent dans les bibliothèques y vont pour... Internet" (selon une étude de l'institut de Pew internet & American Life). Il serait intéressant d'avoir la même étude sur la fréquentation des centres de documentation dans les organisations. La fonction de "guichetier fournisseur de documentation" dénoncée par JM existe peut-être encore plus aujourd'hui qu'hier comme en témoignent les demandes de fourniture d'articles qui envahissent quotidiennement les listes de diffusion spécialisées. Autre question qui peut se poser en filigrane, les documentalistes risquent-ils davantage de voir disparaître leur profession que les bibliothécaires ? Dans l'inconscient collectif pour employer les grands (gros) mots, l'image du ou de la bibliothécaire n'est-elle pas plus "poussiéreuse" que celle du ou de la documentaliste ? D'autant, note JM que "la profession est encore jeune si on la compare aux bibliothécaires..." Si la fonction de documentaliste est de "décloisonner et de jouer un rôle transversal dans l'organisation", il faudra néanmoins être vigilant pour ne pas créer du non lieu, en particulier dans des organisations parfois avides de vide. Le métier de documentaliste change et se doit de changer, c'est certain, l'important c'est de savoir comment il doit évoluer. Sur la thématique du partage de l'information (qui est l'avenir de la profession selon JM), dès que l'on considère, à l'intérieur d'une organisation, l'information comme un pouvoir, ce qui est encore trop souvent le cas dans les structures publiques, alors il devient très difficile de la partager sans s'exposer.

Les compétences des documentalistes doivent être non seulement élargies mais aussi spécialisées. Je suis entièrement d'accord sur le fait que les chefs d'entreprise et a fortiori les directeurs des établissements publics n'ont "pas de vision sur ce que doit être le management de l'information" et qu'ils ont tendance à s'appuyer sur des intranet et autres gros logiciels qui finissent par être des "poubelles informationnelles". Ceci n'est guère étonnant, l'histoire n'est-elle pas pour certains un éternel recommencement ? Les centres de documentation du secteur public n'étaient-ils pas bien souvent, et ne le sont-ils pas encore un peu aujourd'hui, des "services poubelles" ? L'apport des nouvelles technologies n'auraient donc pas profondément changé leur nature, en tous cas pas encore...

L'entretien se termine sur le Web 2.0 et les réseaux sociaux, et le constat que rien ne vaut les liens entre les personnes à la condition toutefois qu'ils s'inscrivent dans une "logique". Sur ce dernier point, je vous invite à prolonger le débat sur le fil RSS proposé par JM sur son site Web : jeanmichel.conseil.free.fr

Dans l'ensemble, je partage assez les idées de monsieur Michel, mais j'ai préféré mettre l'accent sur les points que je considère comme "sensibles" de cet entretien.

lundi 4 février 2008

Base de donnée gratuite d'OVID pour le mois de février : Evidence-Based Medicine Reviews

Actuellement et pour tout le mois de février vous pouvez avoir accès gratuitement à la base de données Evidence-Based Medicine Reviews sous Ovid que beaucoup connaissent déjà pour y être ou y avoir été abonnés. Cette base contient en particulier la base Cochrane, dont une pétition est en cours pour en demander l'accès gratuit pour les pays de l'UE. Elle offre en plus des "article reviews" de l'ACP Journal Club, quant à certaines autres petites bases, leur accès est gratuit par ailleurs. L'intérêt d'avoir EBMR sous Ovid sont les liens avec le Medline sous la même interface. En revanche pour les coûts, l'Europackage qui nous est proposé et qui comprend Medline et EBMR pour 4 utilisateurs simultanés est bien plus onéreux qu'une combinaison Cochrane sous Wiley avec un abonnement aux Annals of internal Medicine couplé avec l'ACP Journal Club.

Un bref descriptif :

"EBMR helps clinicians practice EBM through a combination of resources that provide: systematic reviews of topics; article reviews; and access to definitive controlled trials. And only with EBMR on Ovid can you get comprehensive integration with MEDLINE."

Plus d'information sur EBMR et le détail des bases

Pour essayer cette base, c'est ici (il est nécessaire de renseigner un petit formulaire avant chaque accès à la base)

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