Source Bibliothécaire : Libération : Achevez les bibliothèques universitaires
Par Michaël le lundi 24 avril 2006, à 22:08 - Singeries - Lien permanent
Article du 17 avril 2006 écrit par Andréas Pfersmann (enseignant de littérature
générale et comparée à l'université de Nice-Sophia Antipolis/CNRS).
Article ici.
Petite réflexion bien sûr bibliothéconomiquement incorrecte : je partage le point de vue sur la pénurie des BU françaises par rapport à leurs "équivalentes" d'ailleurs (pas seulement Us, UK et All d'ailleurs), sur leur tiers-mondisation et sur le fait qu'Internet ne résoudra pas tout. Mais,
- Il faudra toujours choisir quels que soient les budgets (d'ailleurs même les BU américaines ont connu une baisse drastique ces dernières années, ils s'en plaignent mais tentent surtout d'améliorer de renforcer l'efficacité de leur politique documentaire) : Entre un ouvrage déjà existant sur le web gratuitement et libre de droit et un autre récent, ne vaut-il pas mieux aider un jeune chercheur qui publie son premier livre sur Molière que payer en cent plutôt qu'en 50 exemplaires le malade imaginaire (ah oui, j'oubliais le plaisir fétichiste de caresser la peau de vélin)?
- Tout n'est-il qu'une question de budget ? Pourquoi ne pas s'intéresser aux sommes investies dans des projets qui n'ont jamais vu le jour? Pourquoi ne pas lutter contre les gaspillages (frais de déplacements des huiles des bibliothèques trop importantes pour s'abaisser à utiliser les nombreux outils gratuits de communication à distance, combien d'ouvrages de la Pléïade avec les billets Air France ?). Pourquoi ne pas exiger en tant qu'utilisateur des indicateurs précis et réguliers du genre : pourcentage du budget d'acquisition sur le budget total de la BU; sur 1000 euros de dépenses d'acquisition d'ouvrages, combien de prêts ? Quel pourcentage d'ouvrages achetés l'année XXXX ne sont jamais empruntés entre XXXX+1 et XXXX+5 ? A t'on peur de connaitre les chiffres ? En me livrant à certains calculs, on se dit qu'il existe d'autres critères : choix des ouvrages fait ou non en concertation avec les enseignants, publicité des enseignants et des conservateurs, existence de réels cours en recherche documentaire, qualité de la signalétique et de l'Opac (nos Opac dont nous sommes si fiers car ils coûtent très cher et dans lesquels le même pourcentage d'utilisateurs ne trouvent rien, tout comme dans les fiches papier)...Mais mieux vaut critiquer les obscurs conseillers ministériels, les méchants technocrates accomplis au ministère des finances plutôt que remettre en cause les gentils universitaires, enseignants et conservateurs, n'est-ce pas ?
- Et à sa question "Et, l'eussent-elles, où sont les conservateurs, les bibliothécaires qui pourraient les commander et les cataloguer ? " Et bien, un certain nombre d'entre eux lisent ton article et bien d'autres dans Libération au lieu de choisir et cataloguer les livres...
Article ici.
Petite réflexion bien sûr bibliothéconomiquement incorrecte : je partage le point de vue sur la pénurie des BU françaises par rapport à leurs "équivalentes" d'ailleurs (pas seulement Us, UK et All d'ailleurs), sur leur tiers-mondisation et sur le fait qu'Internet ne résoudra pas tout. Mais,
- Il faudra toujours choisir quels que soient les budgets (d'ailleurs même les BU américaines ont connu une baisse drastique ces dernières années, ils s'en plaignent mais tentent surtout d'améliorer de renforcer l'efficacité de leur politique documentaire) : Entre un ouvrage déjà existant sur le web gratuitement et libre de droit et un autre récent, ne vaut-il pas mieux aider un jeune chercheur qui publie son premier livre sur Molière que payer en cent plutôt qu'en 50 exemplaires le malade imaginaire (ah oui, j'oubliais le plaisir fétichiste de caresser la peau de vélin)?
- Tout n'est-il qu'une question de budget ? Pourquoi ne pas s'intéresser aux sommes investies dans des projets qui n'ont jamais vu le jour? Pourquoi ne pas lutter contre les gaspillages (frais de déplacements des huiles des bibliothèques trop importantes pour s'abaisser à utiliser les nombreux outils gratuits de communication à distance, combien d'ouvrages de la Pléïade avec les billets Air France ?). Pourquoi ne pas exiger en tant qu'utilisateur des indicateurs précis et réguliers du genre : pourcentage du budget d'acquisition sur le budget total de la BU; sur 1000 euros de dépenses d'acquisition d'ouvrages, combien de prêts ? Quel pourcentage d'ouvrages achetés l'année XXXX ne sont jamais empruntés entre XXXX+1 et XXXX+5 ? A t'on peur de connaitre les chiffres ? En me livrant à certains calculs, on se dit qu'il existe d'autres critères : choix des ouvrages fait ou non en concertation avec les enseignants, publicité des enseignants et des conservateurs, existence de réels cours en recherche documentaire, qualité de la signalétique et de l'Opac (nos Opac dont nous sommes si fiers car ils coûtent très cher et dans lesquels le même pourcentage d'utilisateurs ne trouvent rien, tout comme dans les fiches papier)...Mais mieux vaut critiquer les obscurs conseillers ministériels, les méchants technocrates accomplis au ministère des finances plutôt que remettre en cause les gentils universitaires, enseignants et conservateurs, n'est-ce pas ?
- Et à sa question "Et, l'eussent-elles, où sont les conservateurs, les bibliothécaires qui pourraient les commander et les cataloguer ? " Et bien, un certain nombre d'entre eux lisent ton article et bien d'autres dans Libération au lieu de choisir et cataloguer les livres...