Politiques de recherche et argent public : le Canada "contaminé" par la France
Par Gilbert le jeudi 10 mai 2007, à 13:00 - General - Lien permanent
On était loin d'imaginer qu'au Canada, pays assez vertueux et transparent
quant à l'usage qu'il est fait de l'argent public, on aurait ce type de
"comportement". Quelques séjours de notre classe dirigeante française et de
certaines de nos élites chez nos cousins auront semble-t-il suffi ;-) Ainsi en
témoigne le dernier éditorial de la revue CMAJ de la "Canadian Medical
Association" intitulé :
"Examen par les pairs ou lobby politique? Le choix est clair" de Paul C.
Hébert.
CMAJ • May 8, 2007; 176 (10) doi:10.1503/cmaj.070529.
En voici quelques extraits :
"Le Canada cherche depuis longtemps à éviter de s'enliser dans de tels
bourbiers politiques en laissant les décisions sur le financement des activités
scientifiques à des organismes indépendants comme les Instituts de recherche en
santé du Canada. Même si ces organismes sont imparfaits, comme l'a conclu
récemment un groupe d'examen international au sujet de la structure, des
fonctions et des processus des Instituts de recherche en santé du Canada,
l'engagement des Instituts envers l'examen par les pairs est exemplaire. En
fait, même s'il consomme énormément de main-d'œuvre et est un peu lent,
l'examen par les pairs demeure le meilleur de tous les moyens possibles parce
qu'il essaie de parvenir à une décision rationnelle en suivant un processus
équitable, ouvert et transparent".
"Au lieu de bâtir sur cette tradition, des mesures comme les 15 millions de
dollars distribués aux sept instituts annoncent une nouvelle ère du lobbying
scientifique. Sans examen par les pairs, il est impossible de justifier de tels
déboursés, aussi valables chaque institut puisse-t-il être. Le gouvernement
aurait plutôt dû affecter l'argent aux Instituts de recherche en santé du
Canada, dont le budget de base de 737 millions de dollars a augmenté d'à peine
5 %, ou 37 millions. Comparativement à ce qui se passe à l'étranger, nous
dépensons 22 % seulement du montant par habitant que les National Institutes of
Health des États-Unis consacrent à la recherche."
Le texte intégral est librement accessible ici. A
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