Le “Top 15” des revues médicoscientifiques téléchargées à l’Assistance Publique- Hôpitaux de Paris
Par Michaël le jeudi 7 juin 2007, à 13:20 - Evaluation-Stats - Lien permanent
Signalé par le blogue du Cismef, un article intéressant
est paru dans la rubrique correspondance de la Presse médicale. Presse Med.
2007 Jun;36(6P1):881-882.
Christophe Segouin, Stéphane David, Claudie Guérin, Josette Dall’Ava, Marie-Sophie Desaulle, Jean-Yves Bernard, Yves de
Prost
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C'est à ma connaissance (merci à tous ceux qui pourraient me contredire et m'apporter les références d'autres articles!) le premier article en français sur les statistiques d'utilisation des revues électroniques médicales. Il est intéressant de noter que cet article parait dans une revue à destination des médecins ce qui permet de sensibiliser la communauté des médecins à ces problématiques.
Les revues francophones apparaissent en bonne place, 9 sur les 15 premières (les revues anglophones sont les incontournables multisisciplinaires, NeJM, Lancet, JAMA et BMJ et deux spécialistes, Blood et l'Am J Gastroenterology). Toutes ces revues francophones sont des revues de l'éditeur Masson, y compris la revue où parait l'article, La presse médicale. C'est très valorisant pour cet éditeur.
Je m'interroge sur la méthodologie utilisée pour ces revues de Masson (les autres éditeurs offrent des statistiques counter). Dans notre institution, l'éditeur Masson nous affirme depuis des années qu'il lui est impossible de nous fournir des données d'utilisation pour ses clients. Y a t'il alors pour les revues de Masson l'expoitation des données brutes fournies par un serveur proxy ? Dans ce cas, comment s'est effectué le tri et la distinction entre les articles et les autres pages web, comme celles du sommaire (par la présence de la chaine de caractères "ARTICLE" dans les URL ?). Peut-on mettre sur le même point des données issues du protocole counter et celles du serveur proxy ? A moins que les données des autres éditeurs résultent elles aussi du fichier log du serveur proxy. Dans ce cas là se pose une autre question : est-il possible pour les utilisateurs de passer directement par les sites éditeurs ? Une partie des articles n'est donc pas comptabilisée et l'utilisation est sous-évaluée.
Nous allons essayer de nous renseigner sur la question de la méthodologie et nous en ferons part des informations sur ce blogue.
Commentaires
Salut Michaël,
Même un peu fatigué par mon problème de santé, je voulais te remémorer quelques éléments par rapport à cet article et aux questions qu'il soulève. Je te rassure, je ne vais pas commencer un dialogue à l'image de celui entre Hylas et Philonous (une bonne approche de ce texte se trouve ici, et puis pour ceux qui pensent que cela n'a rien à "voir", une petite version autour de la santé publique dans un texte du BMJ ;-) ). Nous étions tous les deux présents aux journées du RNDH (réseau national des documentalistes hospitaliers) de Nîmes en 2005 lorsque Claudie Guérin dans sa communication nous avait présenté la liste des revues électroniques mise à disposition par l'AP-HP comportant à l'époque 250 titres environ et qui devait tendre vers un objectif de 300. Cette liste de revues figurait sur les pages de leur intranet et l'on pouvait parfaitement voir les données d'accès. Pour les titres Masson, je me souviens qu'il y avait la mention de l'identifiant permettant à lui seul l'accès au texte intégral (ce qui n'est plus le cas aujourd'hui, en plus le même identifiant permettait l'accès à plusieurs revues Masson), par conséquent on peut en déduire qu'à l'époque il n'y avait pas d'accès par IP (élément important par rapport à d'éventuelles statistiques éditeur), en plus cet accès Masson permet en théorie un accès à 10 "Workstations" (ce qui pose encore un problème d'identification). Alors, statistiques éditeurs ou pas chez Masson ? counter, pas counter ? on ne sait vraiment plus sur qui compter ;-) On aimerait vraiment en savoir plus, alors Claudie si tu nous écoutes...Et bien la réponse est venue aujourd'hui de l'intéressée elle-même qui, gentiment, m'a apporté tous les renseignements nécessaires. L'éditeur fournit des statistiques mensuelles (pas de type counter mais l'ensemble des données utiles et fiables sont présentes, sessions, pages vues et articles visualisés). Ces chiffres peuvent donc être utilisés en termes d'évolution et même de comparaison. On peut néanmoins regretter une fois encore que, comme l'avait souligné N. Morin dans un message en date du 05/12/2006, les éditeurs français ne se montrent pas à la hauteur de leurs concurrents anglosaxons. Masson tient des discours différents à leurs différents clients : ils trainent les pieds pour offrir des statistiques qu'ils détiennent, ils annoncent qu'un système de statistiques sera proposé en retardant systématiquement le délai, ils envisagent de faire payer un service que tous les autres fournisseurs offrent gratuitement. Dommage que cet éditeur de revues n'offre pas des services en rapport avec la qualité de leurs revues. Un conseil aux clients de Masson (ensemble de la collection accessible sur adresse IP) : contactez-les pour leur demander, poliment mais fermement, des statistiques d'utilisation qui existent. On peut concevoir et comprendre que l'obtention de statistiques puisse être chronophage pour l'éditeur qui n'a pas mis en place un système permettant une récupération automatique et simplifiée et qui ne peut par conséquent les fournir simplement et rapidement. En revanche, les clients ont droit à un discours de vérité.
C'est bien d'avoir eu une réponse rapide et précise de la part de Claudie par rapport à la question des statistiques des revues Masson. Il est vrai que tu te posais cette question depuis un certain temps, en fait depuis la présentation de Nîmes. Pourtant, il me semble que l'accès se faisait à l'époque par identifiant. Je me demande si l'accès par ce moyen-là permet aussi l'obtention des statistiques, a priori cela ne devrait pas poser de problème, mais ça reste à confirmer. Il est important, pour différentes raisons, de considérer les statistiques d'utilisation des revues électroniques, si certains éditeurs ne jouent pas le jeu, alors leurs titres risquent de ne pas faire partie des classements comme dans celui de notre CHU. Pour le reste, le fait que les titres en français occupent les premières places avec les grandes revues médicales de renom, ce n'est pas vraiment une surprise, on constate la même chose depuis plusieurs années dans notre établissement même si nous avons un nombre moins important d'articles consultés que l'AP-HP.