"D’ordinaire plutôt feutré, le monde hospitalo-universitaire est actuellement en pleine ébullition. Et il ne cache pas son inquiétude face au projet de loi du gouvernement sur l’autonomie des universités, qui doit être discuté à partir du 12 juillet au Sénat. « Nous ne sommes pas hostiles au principe général de cette réforme, qui est de donner davantage d’autonomie aux universités. Simplement, nous regrettons que le texte ne comporte par de volet spécifique consacré à la santé », précise le professeur Roger Gil, doyen de la faculté de médecine de Poitiers et secrétaire général adjoint de la Conférence des doyens. "...

"Avec la réforme actuelle, le risque est que ce ne soit plus le doyen de médecine mais le président de l’université, toutes disciplines confondues, qui discute avec l’hôpital des effectifs hospitalo-universitaires », continue le quotidien.

Dans La Croix est cité Mr Paul Castel, président de la Conférence des directeurs de CHU, qui considère qu’« il est indispensable que notre premier interlocuteur reste le doyen car il s’agit d’un médecin, qui connaît la réalité du terrain ».

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C'est toute l'organisation issue de la réforme de 1958 créant les CHU qui pourrait être remise en cause. Quand on connait la méconnaissance quasi complète du monde hospitalier par les instances universitaires (depuis la présidence jusqu'aux différents services communs de l'Université, dont les BU) on peut effectivement nourrir quelques inquiétudes.