Il est vrai que le débat sur le métier comme l'avait déjà dit l'un des lecteurs de ce blogue est un peu lassant, au moins pour ceux de nos lecteurs qui ne recherchent pas les "impact factors", une belle suédoise ou encore des babouins ou des schtroumpfs...

On va donc essayer de faire court. Deux articles récents dont notre tribune ouverte dans Archimag ont fait réagir les membres ou représentants du RNDH. Le premier article de Dominique Carnel intitulé "Cadre formateur et recherche documentaire sur internet" du numéro d'août-sept 2008 d'Objectifs Soins omet totalement de citer le travail et le rôle des documentalistes alors qu'ils devraient être en principe partie prenante dans la formation et l'assistance à la recherche documentaire sur Internet. Oubli volontaire, oubli involontaire, signe d'une méconnaissance du métier : nombre de questions peuvent se poser. Susciter un questionnement était aussi le but de notre tribune ouverte. En guise de réaction à cette tribune sont simplement listées par Armelle Martin, présidente du RNDH, les tâches classiques d'un bibliothécaire ou d'un documentaliste médical. Cette réponse sous forme de catalogue des actions susceptibles d'être menées par un bibliothécaire médical ne suscite pas de questionnements, de véritable remise en question de la réalité de ce métier, il ne faut pas alors s'étonner d'une absence de reconnaissance en France, qu'elle soit le fait du ministère (pour la question des statuts), des directions d'établissements hospitaliers, ou encore des médecins.

Dire aujourd'hui, dans notre pays, que les bibliothécaires et documentalistes médicaux sont des "médiateurs indispensables pour l'infodoc à l'hôpital" est-ce encore suffisant ? A quand, s'il n'a pas déjà paru, le prochain article sur la recherche documentaire, la documentation médicale, l'information au patient qui fera l'impasse une fois de plus sur le rôle du documentaliste ?